Oui, le Tower Bridge se visite de l’intérieur, et ça vaut le détour. Tu montes dans les tours, tu marches sur des passerelles vitrées à plus de 40 mètres au-dessus de la Tamise, puis tu finis dans la salle des machines à vapeur qui levaient le pont au XIXe siècle. Le site est ouvert tous les jours de 9 h 30 à 18 h, et le billet adulte coûte 18 £ en 2026.
Pourquoi le Tower Bridge est-il si connu ?
Parce que c’est un pont qui s’ouvre. Ses deux tabliers centraux, les bascules, se relèvent pour laisser passer les bateaux trop hauts, et ça arrive encore aujourd’hui, en plein Londres, au milieu de la circulation.
Petite mise au point au passage : le Tower Bridge n’est pas le London Bridge. Le London Bridge, c’est le pont voisin en amont, beaucoup plus banal. La confusion est tellement fréquente que ça mérite d’être dit.
Le chantier démarre le 22 avril 1886, sur des plans de l’architecte Horace Jones et de l’ingénieur John Wolfe Barry. Jones meurt un an après le début des travaux, et c’est Wolfe Barry qui mène le projet jusqu’au bout. Huit ans de travaux, cinq grands entrepreneurs, 432 ouvriers sur place chaque jour et 11 000 tonnes d’acier, le tout habillé de granit de Cornouailles et de pierre de Portland pour aller avec la Tour de Londres juste à côté.
Le prince de Galles l’inaugure le 30 juin 1894.
Et le style néogothique qui fait croire à un château médiéval ? Du décor. Sous la pierre, c’est une charpente métallique.
Qu’est-ce qu’on voit pendant la visite ?
Le parcours suit un fil simple, et franchement bien pensé. Tu entres par la tour nord, tu montes, tu traverses les passerelles hautes, tu redescends par la tour sud, puis tu suis une ligne bleue au sol jusqu’à la salle des machines.
Les passerelles vitrées
Les deux passerelles relient les tours sur 70 mètres, à 33,5 mètres au-dessus de la chaussée. Elles ont été fermées au public en 1910, puis rouvertes en 1982. Aujourd’hui, chacune a son plancher de verre de 11,5 mètres de long sur 1,8 mètre de large.
Sous tes pieds, tu vois les voitures, les bus rouges et les piétons qui traversent. Si tu as le vertige, sache que chaque dalle pèse environ 530 kg, avec cinq couches de verre sur 70 mm d’épaisseur. Le site officiel précise que chaque panneau supporte le poids d’un éléphant. De quoi rassurer, en théorie (la première seconde au-dessus du vide reste bizarre, ne te mens pas).
Le bon plan, c’est de caler ta visite sur une levée du pont. Si un bateau passe pendant que tu es là-haut, le plancher de verre te place pile au-dessus des bascules qui se relèvent.
Les tours
La tour nord raconte la construction, avec des films sur le Londres victorien. La tour sud reprend l’histoire après 1894 : plans d’origine, outils, uniformes. Lève les yeux, sept statues d’ouvriers sont cachées sous le toit.
La salle des machines
C’est la partie la plus étonnante du parcours, et elle se trouve à l’extérieur des tours, donc ne file pas trop vite. En sortant de la tour sud, tu suis la ligne bleue, jalonnée de 80 plaques en bronze, jusqu’aux salles des machines côté rive sud.
Là, tu tombes sur les machines à vapeur d’origine, les chaudières à charbon et les accumulateurs hydrauliques. Ce sont eux qui ont levé le pont pendant plus de 80 ans, jusqu’au passage à l’électricité en 1976. À l’époque, les bascules montaient en 60 secondes.
La sortie se fait par la boutique, évidemment.
Combien coûte la visite du Tower Bridge ?
Voici les tarifs affichés par le site officiel en 2026 pour l’entrée, qui donne accès aux passerelles, aux deux tours et à la salle des machines.
| Billet | Prix |
|---|---|
| Adulte (18 ans et plus) | 18 £ |
| Tarif réduit (60 ans et plus, étudiants, 16 à 17 ans, adultes handicapés) | 13,50 £ |
| Enfant (5 à 15 ans) | 9 £ |
| Enfant handicapé (5 à 15 ans) | 6,80 £ |
| Moins de 5 ans, accompagnateur d’une personne handicapée | Gratuit |
Tu peux réserver jusqu’à huit semaines à l’avance, et on te conseille de le faire pour choisir ton créneau. Attention quand même, le billet réservé ne donne pas d’accès coupe-file. Tout le monde passe le contrôle des sacs, et la file d’attente se fait dehors.
Bon à savoir aussi : traverser le pont à pied, sur la chaussée, est gratuit. Le billet ne sert que pour l’intérieur.
Comment connaître les horaires de levée du pont ?
Le site officiel du Tower Bridge publie la liste des levées environ deux mois à l’avance. Pour chaque levée, tu as la date, l’heure, le sens du bateau (vers l’amont ou vers l’aval) et son nom. Le pont se lève à peu près 500 fois par an.
Il n’y a donc aucun calendrier fixe à retenir. Tu consultes la liste avant ton départ, puis une deuxième fois le jour même, parce que des levées supplémentaires peuvent être ajoutées au dernier moment pour l’entretien.
Une levée peut aussi retarder ton entrée. Le site prévient que le personnel essaiera de faire entrer les retardataires si la jauge le permet, sans garantie.
Quels sont les horaires et comment y aller ?
L’exposition ouvre tous les jours de 9 h 30 à 18 h, avec une dernière entrée à 17 h. Elle ferme les 24, 25 et 26 décembre, et ouvre seulement à 10 h le 1er janvier. Pour la durée, le site officiel ne donne pas de chiffre, mais le circuit reste compact et tu peux l’enchaîner avec la Tour de Londres dans la même journée.
L’entrée et la billetterie se trouvent du côté nord-ouest du pont. Pour y aller :
- en métro, la station Tower Hill est à environ sept minutes à pied, et London Bridge (lignes Northern et Jubilee) n’est pas loin non plus, côté sud.
- en train, les gares de London Bridge et de Fenchurch Street, ou Tower Gateway sur le DLR.
- en bateau, Tower Pier au nord ou London Bridge City Pier au sud.
Le piège classique concerne les bagages. Les sacs à dos et sacs d’épaule sont acceptés jusqu’à 45 x 35 x 20 cm, mais les valises et sacs à roulettes sont refusés. Si tu arrives directement de la gare avec ta valise, dépose-la avant.
Nous, dès que le trajet dure moins de six heures, on prend le train, et Paris-Londres rentre largement dans la case. Si tu cherches d’autres idées du même genre, on en a réuni plusieurs dans notre sélection de week-ends en Europe faciles à organiser.
Que faire autour du Tower Bridge ?
Le voisin direct, c’est la Tour de Londres, sur la rive nord, à deux pas de l’entrée. Les deux visites s’enchaînent très bien, et on a détaillé ce qu’il faut savoir dans notre guide pour visiter la Tower of London et ses joyaux de la Couronne.
Si tu voyages avec des enfants, le Tower Bridge a de bons arguments, entre le plancher de verre et les grosses machines. Le site propose même un parcours ludique gratuit. Pour construire le reste du séjour, jette un œil à nos idées pour visiter Londres en famille.
Et pour compléter ton tour des monuments royaux, il te reste la visite de Buckingham Palace, de l’autre côté du centre, à caler sur une autre journée.
FAQ
Faut-il réserver son billet pour le Tower Bridge ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé pour avoir le créneau que tu veux. Les billets se réservent jusqu’à huit semaines à l’avance sur le site officiel. Le billet réservé ne permet pas de couper la file au contrôle de sécurité.
Peut-on traverser le Tower Bridge gratuitement ?
Oui. La chaussée et ses trottoirs sont publics, tu peux traverser à pied sans payer. Le billet sert uniquement pour les tours, les passerelles vitrées et la salle des machines.
Le Tower Bridge est-il accessible en fauteuil roulant ?
Oui. Des ascenseurs desservent les passerelles hautes et la salle des machines, et des toilettes accessibles sont prévues. Le trajet entre la tour sud et la salle des machines se fait en extérieur.
Quelle est la différence entre Tower Bridge et London Bridge ?
Ce sont deux ponts différents. Le Tower Bridge est le pont à bascules avec ses deux tours néogothiques, près de la Tour de Londres. Le London Bridge est le pont suivant en remontant la Tamise, beaucoup plus simple d’aspect.
Sources
- Entry tickets to Tower Bridge (Tower Bridge, City of London)
- Explore inside Tower Bridge (Tower Bridge, City of London)




