Mira, c’est une commune de la côte d’Argent portugaise, dans le district de Coimbra, où l’océan, deux lagunes d’eau douce, des dunes et une immense forêt de pins tiennent sur à peine 124 km². On y vient pour la plage, d’accord. Mais si tu ne regardes que le sable, tu rates le meilleur : les balades autour de la Barrinha, la piste cyclable dans les pins, les maisons de pêcheurs sur pilotis et la cuisine de la Gândara.
Où se trouve Mira et à quoi ressemble la commune ?
Mira est sur la côte centre du Portugal, entre Aveiro au nord et Figueira da Foz au sud, et à environ 110 km au sud de Porto. La commune compte un peu plus de 12 000 habitants (12 113 au recensement de 2021), répartis dans quatre paroisses.
- Mira, le bourg administratif, à l’intérieur des terres.
- Praia de Mira, le village de bord de mer, la seule paroisse dont la population augmente.
- Seixo et Carapelhos, deux paroisses rurales, plus calmes, entre champs et pinède.
D’ouest en est, tu as l’Atlantique, un cordon de dunes, la forêt de pins maritimes, puis les lagunes et les terres agricoles de la Gândara, cette plaine sableuse qui court d’Aveiro jusqu’à Figueira.
Le tout est plat. Retiens-le, ça compte pour la suite.
Que voir autour des lagunes de Mira ?
Mira a deux plans d’eau principaux, et ils ne se ressemblent pas. La Barrinha de Mira est collée à Praia de Mira, à quelques centaines de mètres de la plage. Un sentier en fait le tour, et sur sa rive ouest se trouvent l’office de tourisme et le musée ethnographique. C’est aussi là qu’on fait du paddle, de l’aviron ou du pédalo, sur une eau calme, ce qui en fait un spot très familial quand l’océan est trop agité.
La Lagoa de Mira est plus à l’intérieur, plus sauvage. Sur sa rive est, le Sítio do Cartaxo est un petit espace d’écotourisme, bien plus tranquille que le front de mer.
Les deux lagunes sont alimentées par des ruisseaux d’eau douce. Tout près, le canal de Mira, l’un des bras de la ria d’Aveiro, est classé zone de protection spéciale pour les oiseaux. Pour l’ornithologie, c’est un vrai bon coin. Prends des jumelles, et fais un tour à la station de biodiversité de la Barrinha, qui propose un petit sentier de 1,2 km avec des panneaux sur la faune et la flore.
Peut-on se balader dans les dunes et la forêt de pins ?
Oui, et c’est sans doute la plus belle surprise de Mira. Les dunes et la pinède font partie du site Natura 2000 « Dunas de Mira, Gândara e Gafanhas », qui protège plus de 200 km² de dunes entre Vagos et le cap Mondego.
Pour en profiter sans abîmer le cordon dunaire, des passerelles en bois (le passadiço dunar) mènent à la plage. Au nord, côté Poço da Cruz, la côte est plus sauvage, entourée de dunes et de pins, avec une balançoire installée face à l’océan. C’est aussi la plage où les surfeurs vont plutôt qu’à Praia de Mira.
À vélo ou à pied ?
À vélo, sans hésiter, si tu n’as qu’une journée. L’écovia de Mira, une piste cyclable et piétonne d’environ 25 km, traverse la pinède, longe les lagunes et passe devant d’anciens moulins à eau et de petits ponts en bois. Tout est plat, donc même un cycliste du dimanche s’en sort. La commune est d’ailleurs traversée par l’EuroVelo 1, la véloroute de la côte atlantique, et des stations vélo en libre-service existent à Praia de Mira Sul et à Poço da Cruz.
À pied, six sentiers balisés totalisent une soixantaine de kilomètres, dont la route des pins, la route des dunes et la route des moulins. Un détail qui compte : les tracés dans les dunes ont de longs passages sablonneux et peu d’ombre. Évite le plein après-midi l’été et emporte de l’eau.
Quels villages et quel patrimoine visiter à Mira ?
Commence par Praia de Mira, parce que c’est là que l’identité locale se voit le mieux. Les palheiros, ces maisons de pêcheurs en bois montées sur pilotis, racontent la vie des familles qui vivaient de la pêche artisanale. Il n’en reste que quelques-unes, mais le musée ethnographique en reprend le style. Installé au bord de la Barrinha, il montre l’habitat et les outils de la région.
Sur le front de mer, la petite chapelle Nossa Senhora da Conceição, construite en 1843 et dédiée à la protectrice des pêcheurs, se repère tout de suite. Juste à côté, le monument au pêcheur montre les barques du coin et les familles qui vivaient de la mer.
Et puis il y a l’arte xávega. C’est une pêche à la senne pratiquée depuis la plage : les bateaux partent tôt le matin, déposent un grand filet en demi-cercle, puis le filet est tiré vers le sable. Autrefois par des bœufs, aujourd’hui par des tracteurs. Tout dépend de la mer et du vent, donc ce n’est jamais garanti, mais si tu tombes dessus, reste : c’est le moment le plus authentique du séjour.
Dans le bourg de Mira, l’ambiance change. Tu y trouves l’église paroissiale Saint-Thomas, le pilori (pelourinho) et la statue de l’infant Dom Pedro, duc de Coimbra et régent, qui a donné son autonomie à Mira en 1442. Le Museu do Território da Gândara, installé dans une ancienne école primaire, raconte l’histoire, l’archéologie et les traditions de cette plaine agricole. Il ouvre en semaine, donc vise un jour ouvré.
Garde aussi un œil sur les murs : la commune accueille un oiseau géant de Bordalo II, fait de déchets recyclés.
Et la plage dans tout ça ?
Elle est immense, et Praia de Mira affiche le pavillon bleu depuis 1987. Mais on ne va pas te mentir : l’eau est froide, même en été, et le vent souffle souvent. Si tu veux barboter des heures dans une eau tiède, ce n’est pas le bon plan. Pour les vacances plage avec eau chaude, l’Algarve et les criques de Lagos, au sud du pays, jouent dans une autre catégorie.
Que manger à Mira ?
La cuisine de Mira mélange la mer et la terre de la Gândara. Côté océan, cherche la caldeirada, un ragoût de poissons (la version mixte avec boleiros est la spécialité mise en avant), les petits chinchards frits avec du riz à la tomate, les sardines grillées et le calmar. Côté lagunes, l’anguille se mange en ragoût. Et côté terre, le porc à la mode gandaresa, les grelos (fanes de navet) et le pain de maïs, la broa, lié aux anciens moulins de la région.
Pour le dessert, la tripa, une crêpe roulée garnie d’œufs sucrés ou de chocolat, vient de Costa Nova, juste au nord. Et si tu as une voiture, la Bairrada et son fameux cochon de lait rôti (leitão) ne sont pas loin, vers Mealhada.
Quand partir à Mira et quels événements ne pas rater ?
Juillet et août, c’est la saison de la plage, avec du monde et des bouchons vers Praia de Mira. Pour la nature, le vélo et les oiseaux, on préfère franchement la fin du printemps et septembre. Il fait doux, et tu as les sentiers de la pinède presque pour toi.
Deux rendez-vous attirent le plus de visiteurs. Les fêtes de São Tomé, le saint patron, ont lieu fin juillet dans le bourg. Et le réveillon du 31 décembre à Praia de Mira, avec concerts et feu d’artifice sur le front de mer, est devenu l’une des grosses fêtes de fin d’année de la région. Les dates et programmes changent chaque année, donc regarde l’agenda de la mairie avant de réserver.
Où dormir à Mira ?
Tout dépend de ce que tu viens chercher. On choisirait la zone comme ça.
| Zone | Pour qui | Types d’hébergement |
|---|---|---|
| Praia de Mira | Plage, Barrinha à pied, restaurants, vie le soir | Hôtels, maisons d’hôtes, appartements de vacances |
| Pinède au sud de Praia de Mira | Familles, vélo, budget serré | Trois campings avec bungalows : Orbitur Mira, Mira Lodge Park et le camping municipal |
| Bord de la Lagoa de Mira | Calme, nature, oiseaux | Hôtels à la campagne et appartements touristiques |
| Bourg de Mira et Seixo | Prix plus doux, ambiance village | Maisons et chambres chez l’habitant |
En été, Praia de Mira se remplit vite, réserve tôt. Les campings, eux, ne sont pas tous ouverts toute l’année (celui d’Orbitur ferme en hiver, par exemple). Et compare plusieurs plateformes avant de valider, les écarts de prix sur une même location sont parfois énormes.
Comment aller à Mira depuis la France ?
Le plus simple, c’est l’avion jusqu’à Porto, puis une voiture de location : compte environ 110 km jusqu’à Mira. Ninon et Steve font toujours ce genre de trajet avec un seul bagage cabine, et pour un séjour nature comme celui-ci, ça suffit largement (regarde juste les dimensions autorisées en cabine selon ta compagnie).
Sans voiture, c’est plus compliqué. Mira n’a pas de gare, et les bus relient surtout le bourg à Coimbra et aux villes voisines. Pour combiner train et bus depuis Aveiro ou Coimbra, un outil comme Rome2Rio aide à comparer les trajets possibles.
Pour appeler un hébergement ou un loueur sur place, garde sous la main l’indicatif du Portugal et le format des numéros.
Bref, Mira se mérite un peu. Mais deux ou trois jours à vélo entre lagunes et pinède, avec une caldeirada le soir, c’est une très belle façon de découvrir le Portugal du centre. Si tu prépares plusieurs escapades dans l’année, jette aussi un œil à notre sélection de week-ends en Europe.
FAQ
Mira, c’est dans quelle région du Portugal ?
Mira est dans le district de Coimbra, dans la région Centre, sur la côte atlantique. La commune se situe entre Aveiro au nord et Figueira da Foz au sud. Elle fait partie de la communauté intercommunale Região de Coimbra.
Combien de jours faut-il pour visiter Mira ?
Deux à trois jours suffisent pour faire le tour des lagunes, rouler sur l’écovia, voir Praia de Mira et le bourg. Avec une seule journée, concentre-toi sur la Barrinha et une portion de piste cyclable.
Peut-on se baigner dans les lagunes de Mira ?
La Barrinha est présentée comme une plage fluviale calme et adaptée aux familles, avec des activités comme le paddle et le pédalo. C’est une bonne alternative quand l’océan est trop agité. Respecte toujours la signalisation locale sur la baignade.
Sources
- Mira – Eurovelo1 Rota da Costa Atlântica (CIM Região de Coimbra)
- Mira – Turismo Região de Coimbra (Turismo Região de Coimbra)


