Tourisme

By Ninon et Steve

Merkatu blog : découvrir le Pays basque intérieur autrement

Tu cherches le « Merkatu blog » pour préparer un séjour au Pays basque ? Mauvaise nouvelle : on ne l’a pas trouvé. Bonne nouvelle : ce qu’il était censé raconter, l’intérieur du pays, ses villages et sa culture vivante, tu peux le découvrir sans lui. On te donne les bonnes étapes, avec des infos vérifiées auprès des offices de tourisme et de l’Institut culturel basque.

Le Merkatu blog existe-t-il vraiment ?

On a cherché. Aucun site actif ne publie sous ce nom. Le domaine merkatu.fr affiche une simple page de réservation de nom de domaine, sans aucun article, et merkatu.com redirige vers une entreprise sans rapport avec le voyage.

Les seules traces du « Merkatu blog » sont des articles publiés sur d’autres sites, qui le décrivent sans jamais donner son adresse. Difficile de recommander un blog qu’on ne peut pas lire. Le mot, lui, est bien basque (il désigne le marché), et c’est sans doute ce qui a nourri la confusion.

Donc on passe au vrai sujet.

Que veut dire découvrir le Pays basque autrement ?

Pour la plupart des gens, le Pays basque, c’est Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et les vagues. Ça vaut le coup, mais c’est une toute petite partie du territoire. Le Pays basque nord, côté français, compte trois provinces historiques : le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule. Depuis 2017, ses 158 communes forment la Communauté d’Agglomération Pays Basque.

Le Labourd tient la côte. Mais dès que tu montes vers les collines, puis vers la Basse-Navarre et la Soule, le décor change complètement : fermes blanches aux volets rouges ou verts, troupeaux de brebis, un fronton dans presque chaque village, basque parlé au marché. C’est là que se cache le Pays basque « autrement ».

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Quels villages de l’intérieur valent le détour ?

Cinq villages des Pyrénées-Atlantiques portent le label des Plus Beaux Villages de France. Quatre sont au Pays basque, le cinquième, Navarrenx, est en Béarn. L’office de tourisme départemental propose d’ailleurs de les enchaîner en road trip, et ça se tient : depuis Sare, Ainhoa est à dix minutes, Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairence à une quarantaine de minutes.

Sare et Ainhoa, au pied de la Rhune

Sare se trouve à une quinzaine de kilomètres de Saint-Jean-de-Luz, adossé à la Rhune. C’est d’ici que part le petit train à crémaillère qui grimpe en 35 minutes jusqu’à 905 mètres d’altitude. Les grottes de Sare, ouvertes toute l’année, se visitent en une heure avec un parcours son et lumière sur la préhistoire et les origines du peuple basque.

Ainhoa, c’est l’autre carte postale. Une rue principale bordée de maisons à colombages, à la frontière entre Labourd et Navarre. Si tu as des jambes, monte à la chapelle Notre-Dame-de-l’Aubépine (environ 400 mètres de dénivelé) pour la vue.

Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairence

Saint-Jean-Pied-de-Port est une cité médiévale dominée par une citadelle remaniée par Vauban. Sa porte Saint-Jacques est inscrite à l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle, et tu croiseras des pèlerins sac au dos à toute heure. Le jour de marché, la ville se remplit de producteurs.

La Bastide-Clairence a un autre caractère. C’est un village d’artisans (espadrilles, cuir, linge basque) qui abrite un cimetière israélite et un trinquet que l’office de tourisme présente comme le plus ancien du monde. Il est un peu à l’écart des grands axes, et c’est justement ce qui en fait une bonne étape pour une après-midi sans foule.

Où goûter le Pays basque intérieur ?

Direction la vallée de Baigorri et des Aldudes, en Basse-Navarre. Cinq communes seulement (Ossès, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Les Aldudes, Banca, Urepel), mais trois des quatre AOP du Pays basque nord y sont produites :

  • le fromage de brebis Ossau-Iraty, partout dans la vallée
  • le jambon Kintoa, issu du porc basque pie noir, aux Aldudes
  • le vin d’Irouléguy, avec la cave coopérative à Saint-Étienne-de-Baïgorry

Et la quatrième ? Le piment d’Espelette. Le village se couvre de guirlandes rouges dès la fin de l’été, en attendant la fête du piment, le dernier week-end d’octobre. C’est beau, c’est aussi bondé ce jour-là. Si tu détestes la foule, viens plutôt en septembre, les façades sont déjà décorées.

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Depuis Saint-Étienne-de-Baïgorry, le col d’Ispéguy te fait passer côté espagnol, dans la vallée du Baztan. Une route de montagne étroite, à faire tranquillement.

Quelles traditions basques voir en vrai ?

À notre sens, c’est en Soule que les traditions se voient le mieux. Plus petite des sept provinces, elle a pour capitale Mauléon-Licharre, qui se revendique capitale de l’espadrille. Les ateliers se visitent, et chaque 15 août, la fête de l’espadrille mêle démonstrations d’artisans, parties de pelote et danses souletines.

Deux traditions méritent qu’on cale ses dates dessus.

Les mascarades souletines. Les dimanches de janvier à avril, un village de Soule monte une mascarade et fait la tournée des autres villages. De la danse et de la musique, avec une bonne dose de satire et deux camps qui s’opposent : les gorriak en rouge, les beltzak en noir. Elles ont failli disparaître après la Seconde Guerre mondiale et reprennent de plus belle depuis les années 1980.

Les pastorales. En été, en général entre fin juillet et début août, les habitants d’un village jouent une pièce chantée entièrement en basque, en plein air, pendant trois à quatre heures. Tous les acteurs sont amateurs. Si tu ne parles pas basque, tu ne comprendras pas grand-chose. Pas grave, le spectacle se suit quand même.

Sur la langue, justement, l’Institut culturel basque publie une documentation solide sur l’euskara, les danses et la musique. Parcours-la avant de partir, tu regarderas les fêtes avec d’autres yeux.

Comment organiser un séjour dans l’intérieur basque ?

Y aller

Depuis Paris, des trains directs relient Montparnasse à Bayonne en un peu plus de quatre heures. Chez nous, la règle est simple : sous six heures de trajet, on prend le train. Bayonne passe largement le test. Et si ton billet ne te sert plus, pense à le revendre sur une plateforme comme Troc des Trains et son système de revente de billets SNCF.

Pour la suite, sois honnête avec toi-même : sans voiture, l’intérieur est compliqué. Des cars et quelques trains régionaux existent, mais les villages sont dispersés. Un planificateur comme Rome2Rio pour combiner train et bus te donne une première idée, à vérifier ensuite auprès des transporteurs.

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Quand partir

Période Ce que tu peux y voir
Janvier à avril Mascarades souletines le dimanche, carnavals ruraux en février
Juillet et août Pastorales en Soule, fêtes de Mauléon, fête de l’espadrille le 15 août
Septembre Villages plus calmes, guirlandes de piment déjà en place à Espelette
Fin octobre Fête du piment d’Espelette (le dernier week-end)

Notre avis : septembre et octobre sont les meilleurs mois pour l’intérieur. Moins de monde sur les routes, la fête du piment fin octobre, et des villages qui retrouvent leur rythme normal.

Marcher

Les sentiers ne manquent pas, autour de la Rhune comme dans les montagnes de Soule. Si les Pyrénées à pied te parlent, jette aussi un œil à la randonnée du col d’Agnès en Ariège, à l’autre bout de la chaîne. Et garde une trace de tout ça dans un carnet de voyage tenu au fil des étapes : entre les noms basques des villages et ceux des fermes, ta mémoire va vite saturer.

FAQ

Où trouver le Merkatu blog ?

On n’a trouvé aucun site actif sous ce nom. Le domaine merkatu.fr ne contient aucun article, et seuls d’autres sites évoquent ce blog sans en donner l’adresse. Pour préparer un séjour, les offices de tourisme du Pays basque restent la référence.

Quels sont les plus beaux villages du Pays basque intérieur ?

Quatre villages basques portent le label des Plus Beaux Villages de France : Sare, Ainhoa, Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairence. Espelette et les villages de la vallée des Aldudes valent aussi le détour, même sans label.

Peut-on visiter le Pays basque intérieur sans voiture ?

C’est possible mais contraignant. Bayonne est bien reliée en train, et quelques lignes régionales et cars desservent l’intérieur, mais les villages sont éloignés les uns des autres. Pour plusieurs villages en peu de jours, une voiture fait gagner beaucoup de temps.

Quand voir une pastorale ou une mascarade ?

Les pastorales se jouent en été, surtout fin juillet et début août, en Soule. Les mascarades souletines ont lieu les dimanches de janvier à avril. Le programme change chaque année selon le village organisateur, donc vérifie l’agenda de l’office de tourisme.

Sources

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